Guide Illustré

Schéma d'une Pompe à Chaleur

Julien Philbert, Expert en pompes à chaleur
Par Julien Philbert, Expert en pompes à chaleur ·

Comprendre le fonctionnement d'une pompe à chaleur en Côte-d'Or

La Côte-d'Or présente un climat semi-continental typiquement bourguignon : des hivers rigoureux avec des températures régulièrement négatives sur les plateaux de Langres et dans les vallées de la Seine et de la Saône, des étés chauds et secs à Dijon ou Beaune, et des gelées printanières fréquentes qui peuvent surprendre jusqu'en avril. Ce contexte climatique particulier influence directement le choix, le dimensionnement et l'installation d'une pompe à chaleur. Avant de se lancer dans un projet, il est indispensable de comprendre le schéma de fonctionnement d'un tel équipement pour faire les bons choix techniques.

Une pompe à chaleur ne crée pas de chaleur à partir de rien : elle la déplace. Elle capte des calories présentes dans une source froide (l'air extérieur, le sol ou une nappe phréatique) et les transfère vers l'intérieur du logement. Ce principe thermodynamique, fondé sur le cycle frigorifique inversé, permet d'obtenir pour chaque kilowattheure d'électricité consommé entre 3 et 5 kilowattheures de chaleur utile — ce que l'on appelle le coefficient de performance, ou COP.

Vue d'ensemble du système : deux circuits distincts

Une pompe à chaleur air/eau, la plus répandue dans le département de la Côte-d'Or, repose sur deux circuits distincts qui fonctionnent en tandem sans jamais se mélanger.

Le circuit frigorifique

C'est le cœur de la machine. Il circule en boucle fermée entre l'unité extérieure et l'unité intérieure. Il contient un fluide frigorigène dont la particularité est de changer d'état (liquide/gaz) à des températures très basses, ce qui lui permet de capter des calories même par temps froid. Sur les plateaux bourguignons où les températures hivernales peuvent descendre autour de -10°C à -15°C, le choix du fluide frigorigène et du type de compresseur est déterminant pour maintenir des performances satisfaisantes.

Le circuit de distribution

Il achemine la chaleur produite dans les pièces du logement via des radiateurs basse température, un plancher chauffant hydraulique ou des ventilo-convecteurs. En Côte-d'Or, où le bâti ancien est nombreux — maisons de village en pierre calcaire, longères rurales, maisons de vigneron dans le secteur Côte de Beaune ou Côte de Nuits — le circuit de distribution existant mérite une vérification attentive. Un plancher chauffant basse température est idéal, mais les radiateurs haute température des maisons anciennes peuvent nécessiter une adaptation ou un remplacement.

Le cycle thermodynamique : les quatre étapes clés

Le fonctionnement d'une pompe à chaleur repose sur un cycle thermodynamique continu à quatre étapes. Chacune met en jeu un composant précis et un changement d'état du fluide frigorigène. Voici ce cycle illustré :

1
Évaporateur
Captage calories
-10°C → 5°C
2
Compresseur
Montée en pression
5°C → 70°C
3
Condenseur
Transfert chaleur
70°C → 35°C
4
Détendeur
Baisse pression
35°C → -10°C
Cycle continu

Ce cycle se répète en continu tant que la pompe à chaleur fonctionne. Les températures indiquées sont des ordres de grandeur typiques pour une installation en zone semi-continentale comme la Côte-d'Or. En période de grand froid, les températures à l'évaporateur peuvent descendre encore plus bas, ce qui sollicite davantage le compresseur et réduit légèrement le COP.

Détail des quatre composants principaux

L'évaporateur : la source de chaleur extérieure

L'évaporateur est le composant qui capte les calories présentes dans l'air extérieur. Le fluide frigorigène y circule à très basse pression et à très basse température, si bien qu'il est plus froid que l'air ambiant même par temps hivernal. Ce différentiel de température suffit à provoquer le passage du fluide de l'état liquide à l'état gazeux : c'est la vaporisation. Ce changement d'état absorbe une quantité importante d'énergie thermique, prélevée directement sur l'air extérieur.

En Côte-d'Or, les épisodes de gel prolongé sur les plateaux au nord de Montbard ou dans les vallées encaissées peuvent provoquer un givrage de l'évaporateur. Les pompes à chaleur modernes sont équipées d'un système de dégivrage automatique (inversion de cycle) qui fonctionne de manière autonome. Ce phénomène est tout à fait normal et n'indique pas un dysfonctionnement : il se produit généralement entre 0°C et 5°C, lorsque l'humidité de l'air se dépose sur les ailettes froides de l'échangeur.

Le compresseur : le moteur du système

Le compresseur est l'unique composant électrique du circuit frigorifique. Il aspire le gaz frigorigène à basse pression en provenance de l'évaporateur et le comprime mécaniquement. Cette compression élève simultanément la pression et la température du gaz, qui peut alors atteindre 70°C à 80°C. C'est cette montée en température qui permet ensuite de chauffer le circuit de distribution du logement.

Les compresseurs de technologie Inverter, désormais standards sur les équipements de milieu et haut de gamme, ajustent en permanence leur vitesse de rotation à la demande réelle de chaleur. Cette modulation est particulièrement avantageuse dans le climat bourguignon, qui alterne des journées douces (10°C à 15°C en intersaison) et des nuits très froides. Un compresseur Inverter adapte sa puissance plutôt que de s'arrêter et de redémarrer, ce qui améliore le confort thermique et la durée de vie de l'appareil.

Le condenseur : le transfert de chaleur vers le logement

Le condenseur est l'échangeur de chaleur côté logement. Le gaz frigorigène chaud et sous haute pression y cède ses calories au circuit de distribution (eau chaude, plancher chauffant, radiateurs). En perdant son énergie thermique, le gaz se refroidit et se liquéfie : c'est la condensation. Ce processus de changement d'état libère une quantité d'énergie importante, c'est précisément ce que l'on exploite pour chauffer la maison.

La température de sortie du condenseur est un paramètre clé pour les installations en Côte-d'Or. Les logements anciens en pierre, courants à Dijon, Beaune, Semur-en-Auxois ou Châtillon-sur-Seine, peuvent nécessiter une température de départ d'eau plus élevée (45°C à 55°C) que les constructions récentes bien isolées (35°C à 40°C). Certaines pompes à chaleur haute température peuvent monter jusqu'à 65°C ou 70°C, ce qui les rend compatibles avec des installations de chauffage existantes sans remplacement des émetteurs.

Le détendeur : la détente et le refroidissement du fluide

Le détendeur est un organe de régulation qui réduit brusquement la pression du fluide frigorigène liquide en provenance du condenseur. Cette chute de pression s'accompagne d'un refroidissement brutal du fluide, qui retourne à son état initial froid et sous basse pression avant d'entrer à nouveau dans l'évaporateur. Le détendeur électronique, de plus en plus utilisé, ajuste en temps réel le débit de fluide en fonction des conditions de fonctionnement, optimisant ainsi les performances globales de l'installation.

Schéma d'une installation PAC air/eau complète

Une installation de pompe à chaleur air/eau dans un pavillon de la périphérie dijonnaise ou une maison de village en Côte-d'Or comprend plusieurs éléments qui s'enchaînent logiquement entre l'extérieur et les pièces chauffées.

Configuration type d'une installation PAC air/eau en Côte-d'Or

1
Unité extérieure (groupe air/eau)

Placée de préférence au sud ou à l'ouest, à l'abri des vents dominants nord-est fréquents en Côte-d'Or. Distance minimale de 50 cm des limites de propriété, orientée pour permettre l'évacuation de l'air froid traité. Soubassement antivibratile indispensable.

2
Liaison frigorifique (câbles et tuyauteries)

Tuyauteries cuivre isolées reliant l'unité extérieure à l'unité intérieure. Passage en tranchée ou en gaine technique. Longueur maximale recommandée de 15 à 25 mètres selon le modèle.

3
Unité intérieure (module hydraulique)

Contient le condenseur, la pompe de circulation, le vase d'expansion et les organes de régulation. Placée en chaufferie, buanderie ou local technique. Reliée au circuit de chauffage et, le cas échéant, au ballon d'eau chaude sanitaire.

4
Ballon tampon et/ou ballon ECS

Le ballon tampon hydraulique (de 50 à 200 litres) stabilise la régulation et protège le compresseur des cycles trop courts. En Côte-d'Or, un ballon ECS de 200 à 300 litres est recommandé pour couvrir les besoins en eau chaude sanitaire sans surcharger la PAC lors des pointes matinales.

5
Émetteurs de chaleur et régulation

Plancher chauffant hydraulique, radiateurs basse température ou ventilo-convecteurs pilotés par un thermostat connecté ou une régulation par sonde extérieure. La loi d'eau ajuste automatiquement la température du circuit en fonction de la température extérieure mesurée.

Les fluides frigorigènes : tableau comparatif

Le fluide frigorigène est l'agent thermodynamique qui circule dans le circuit frigorifique et permet les échanges de chaleur. Depuis le règlement européen F-Gaz, les fluides à fort potentiel de réchauffement global (GWP) sont progressivement abandonnés au profit de solutions plus écologiques.

FluideGWPStatut réglementaireAvantages / InconvénientsAdapté Côte-d'Or
R410A2 088Phase-out en cours, interdit neuf dès 2025Performances éprouvées, équipements anciens, coût de recharge élevéUniquement pour maintenance d'existants
R32675Autorisé, standard actuelGWP divisé par 3 vs R410A, bonnes performances par grand froid, légèrement inflammable (A2L)Oui, recommandé pour les hivers bourguignons
R290 (propane)3Autorisé, en développementGWP quasi nul, excellentes performances jusqu'à -20°C, inflammable (A3), équipements spécifiquesOui, idéal pour zones froides (Langres, plateaux nord)
R454B466Autorisé, alternative R410AGWP faible, compatibilité améliorée avec installations existantesOui, en transition technologique

Depuis le 1er janvier 2025, les nouveaux équipements mis sur le marché en France ne peuvent plus contenir du R410A. Pour les habitants de la Côte-d'Or qui envisagent de remplacer une ancienne installation, le passage à une pompe à chaleur au R32 ou au R290 est incontournable. Le R290 (propane) présente des performances très intéressantes par grand froid, un atout non négligeable dans le nord du département où les hivers peuvent être particulièrement rigoureux sur les plateaux de Langres.

Régulation et pilotage : l'intelligence du système

Un schéma de pompe à chaleur ne serait pas complet sans sa composante de régulation. C'est elle qui détermine en grande partie le confort thermique et la performance économique de l'installation au quotidien.

La sonde extérieure et la loi d'eau

La sonde de température extérieure est un capteur placé à l'ombre sur une façade nord ou est du bâtiment. Elle mesure en permanence la température dehors et transmet cette information au régulateur de la pompe à chaleur. Ce dernier applique alors une loi d'eau, c'est-à-dire une courbe mathématique qui définit la température d'eau à envoyer dans les émetteurs en fonction de la température extérieure. Par exemple, lorsqu'il fait -5°C dehors à Dijon, la régulation peut envoyer de l'eau à 45°C dans les radiateurs ; lorsqu'il fait 7°C, elle peut descendre à 35°C.

En Côte-d'Or, la loi d'eau doit être soigneusement paramétrée lors de la mise en service. Le climat semi-continental crée des amplitudes thermiques importantes : les nuits de janvier sur le plateau de Langres peuvent descendre à -12°C tandis que les journées de mars dépassent parfois 15°C. Une loi d'eau mal réglée entraîne soit une surchauffe en mi-saison (gaspillage d'énergie), soit un inconfort par grand froid (chauffage insuffisant).

La technologie Inverter

Un compresseur Inverter fonctionne à vitesse variable, contrairement aux compresseurs à vitesse fixe (On/Off) qui ne connaissent que deux états : pleine puissance ou arrêt. La modulation de vitesse permet d'adapter précisément la puissance produite à la demande instantanée, ce qui génère des économies d'énergie substantielles, particulièrement en intersaison. Dans la Côte-d'Or, les mois d'octobre, novembre, mars et avril sont des périodes de chauffage modéré où un compresseur Inverter démontre tout son avantage, pouvant maintenir un COP supérieur à 4 dans ces conditions.

Thermostats connectés et programmation

Les systèmes de régulation modernes permettent une programmation horaire et hebdomadaire des températures de consigne, la gestion des périodes d'absence et le pilotage à distance via une application smartphone. Certains modèles intègrent des fonctionnalités de détection de présence ou de prévision météorologique pour anticiper les besoins en chauffage. Ces fonctionnalités prennent tout leur sens dans un habitat bourguignon où les occupants peuvent s'absenter le week-end pour profiter des vignobles ou des randonnées sur les Grands Crus.

Spécificités d'installation en Côte-d'Or

Placement de l'unité extérieure : tenir compte du microclimat local

Le positionnement de l'unité extérieure est une décision technique importante que le contexte géographique de la Côte-d'Or vient complexifier. Le département est traversé par des vents dominants de secteur nord et nord-est, notamment sur les plateaux. Ces vents froids peuvent réduire les performances de l'évaporateur en amplifiant l'effet de givrage. Il est donc conseillé de placer l'unité extérieure sur une façade abritée des vents dominants, idéalement orientée au sud ou au sud-ouest, tout en garantissant une circulation d'air suffisante autour de l'appareil.

Dans les zones viticoles proches de la Côte de Beaune ou de la Côte de Nuits, les brouillards matinaux fréquents en automne et en hiver augmentent l'humidité ambiante et favorisent le givrage de l'évaporateur. Ce phénomène est géré automatiquement par la PAC, mais il faut veiller à ce que l'espace devant l'unité soit dégagé et que l'eau de dégivrage puisse s'écouler librement sans risque de formation de verglas au sol.

Contraintes architecturales et urbanistiques locales

La Côte-d'Or compte de nombreuses zones patrimoniales protégées. À Dijon, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO pour les Climats du vignoble de Bourgogne, comme dans les centres historiques de Beaune, Semur-en-Auxois ou Châtillon-sur-Seine, l'installation d'une unité extérieure de pompe à chaleur peut être soumise à des règles spécifiques édictées par les Architectes des Bâtiments de France (ABF). Il est impératif de consulter le Service de l'Urbanisme de votre commune avant tout projet, afin de vérifier si une déclaration préalable de travaux est nécessaire et quelles contraintes d'implantation s'appliquent (masquage de l'unité, couleur de l'unité extérieure, limitation sonore).

Dans les secteurs viticoles classés, certaines communes imposent également des restrictions sur les équipements visibles depuis les routes des Grands Crus ou les chemins de randonnée. Une installation discrète, avec un caisson d'habillage si nécessaire, peut être exigée par le PLU ou par avis de l'ABF.

Caractéristiques du bâti en Côte-d'Or

Le parc immobilier de la Côte-d'Or est très hétérogène. On y trouve des maisons en pierre de Bourgogne à forte inertie thermique, des longères rurales peu isolées dans les zones rurales de l'Auxois et du Châtillonnais, des pavillons des années 1970-1980 dans les couronnes périurbaines de Dijon et Beaune, mais aussi des logements collectifs et des maisons récentes bien isolées. Cette diversité implique que le dimensionnement de la pompe à chaleur doit être réalisé au cas par cas, après une étude thermique sérieuse.

Attention au surdimensionnement : une pompe à chaleur trop puissante par rapport aux besoins réels du logement fonctionnera en cycles courts répétés (cycling), ce qui use prématurément le compresseur et dégrade les performances. À l'inverse, une PAC sous-dimensionnée ne pourra pas compenser les déperditions d'une maison en pierre mal isolée lors des épisodes de grand froid dijonnais. Le bilan thermique préalable est indispensable.

Points de vigilance pour une installation réussie

Le dimensionnement selon la zone climatique

La Côte-d'Or est classée en zone climatique H1b selon la réglementation thermique française (RT 2012 et RE 2020). Cette classification correspond à un climat continental marqué, avec des températures de base de dimensionnement de -9°C à -13°C selon les secteurs géographiques du département. Cette valeur, dite température de projet ou température extérieure de base (TEB), est utilisée pour calculer la puissance maximale nécessaire lors des épisodes de grand froid.

  • Plateaux du nord (Montbard, Châtillon-sur-Seine) : TEB autour de -11°C à -13°C, dimensionnement rigoureux obligatoire
  • Plaine dijonnaise et Côte viticole : TEB autour de -9°C à -11°C, zone intermédiaire
  • Vallées abritées (Saône, Ouche) : TEB légèrement plus douce, mais inversions thermiques fréquentes en hiver
  • La puissance de chauffe de la PAC doit couvrir au minimum 80% à 100% des besoins à la TEB, avec éventuellement une résistance électrique d'appoint pour les pics de froid extrêmes

Distance, dégagements et nuisances sonores

La réglementation française impose des distances minimales par rapport aux limites séparatives et aux ouvertures voisines pour limiter les nuisances sonores. En pratique, on recommande de placer l'unité extérieure à au moins 3 mètres des fenêtres de voisins et à 1 mètre minimum des limites de propriété. Dans les lotissements résidentiels de la périphérie dijonnaise ou dans les villages de la Côte viticole où les parcelles sont étroites, ce paramètre peut constituer une vraie contrainte technique et nécessiter le choix d'un modèle particulièrement silencieux (moins de 45 dB(A) en mode nuit).

La résistance électrique d'appoint

La plupart des pompes à chaleur air/eau sont équipées d'une résistance électrique d'appoint (backup heater) intégrée, qui prend le relais lorsque les températures extérieures sont trop basses pour que la PAC puisse fonctionner efficacement. En Côte-d'Or, cette résistance peut s'enclencher lors des vagues de froid prolongées sur les secteurs les plus élevés du département. Elle garantit le confort même dans ces conditions extrêmes, mais consomme davantage d'électricité. Un équipement bien dimensionné doit limiter le recours à cette résistance aux seules périodes de grand froid intense.

Entretien du système : obligations et bonnes pratiques

La maintenance d'une pompe à chaleur n'est pas facultative. Elle conditionne à la fois les performances énergétiques, la durée de vie de l'équipement et la validité des garanties fabricant.

L'entretien annuel obligatoire

La réglementation française impose un entretien annuel par un professionnel qualifié pour toutes les pompes à chaleur dont la puissance nominale est supérieure à 4 kW. Cet entretien comprend notamment la vérification de l'absence de fuite de fluide frigorigène (obligatoire selon le règlement F-Gaz), le contrôle des pressions de fonctionnement, le nettoyage des échangeurs et des filtres, la vérification électrique et le contrôle de la régulation.

Pour les installations contenant plus de 500 grammes de fluide frigorigène, un contrôle d'étanchéité doit être réalisé au moins une fois par an (tous les six mois au-delà de 5 kg de fluide). Seul un professionnel titulaire d'une attestation de capacité délivrée par un organisme accrédité peut intervenir sur le circuit frigorifique. En Côte-d'Or, plusieurs installateurs Qualibois ou QualiPAC proposent des contrats d'entretien annuels qui sécurisent cette obligation.

Entretien courant par l'utilisateur

Entre les visites du professionnel, l'utilisateur peut réaliser quelques gestes simples pour préserver les performances de son installation : nettoyer régulièrement le filtre de l'unité intérieure, vérifier que l'unité extérieure n'est pas obstruée par des feuilles mortes (particulièrement en automne sous les châtaigniers et les platanes des villages bourguignons), s'assurer que l'espace de dégagement autour de l'unité extérieure est respecté, et purger les radiateurs en début de saison de chauffe pour éliminer les poches d'air dans le circuit hydraulique.

En Côte-d'Or, il est conseillé de programmer la visite d'entretien annuel en septembre ou début octobre, avant la saison de chauffage. Cette anticipation permet de détecter d'éventuels problèmes avant les premières gelées et d'éviter les périodes de forte demande d'intervention en janvier-février, où les délais d'intervention des techniciens peuvent s'allonger.

Pour aller plus loin

Sources

  • France Rénov' — france-renov.gouv.fr : Aides financières, MaPrimeRénov' et accompagnement des travaux de rénovation énergétique
  • ADEME (Agence de la transition écologique) — agir.ademe.fr : Fiches techniques sur les pompes à chaleur, guide de l'entretien et données de performance
  • Règlement européen F-Gaz (UE) 2024/573 : Encadrement des fluides frigorigènes à effet de serre fluorés et calendrier de phase-out
  • COSTIC (Comité Scientifique et Technique des Industries Climatiques) : Données techniques sur les coefficients de performance et méthodes de dimensionnement
  • Météo-France — données climatiques Côte-d'Or : Normales 1991-2020, températures de projet pour le dimensionnement en zone H1b
  • Qualit'EnR — qualit-enr.org : Annuaire des installateurs QualiPAC certifiés en Côte-d'Or
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